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Quittez-vous votre communauté ce week-end? Ce sont les restrictions et les couvre-feux pour le coronavirus

Madrid

Publication: vendredi 14 mai 2021 06:34

Après une semaine sans état d’alerte, l’Espagne dresse un tableau des restrictions très différentes de celles d’il y a quelques jours. En fait, seules deux régions (les îles Baléares et la Communauté valencienne) ont pu compter sur l’approbation des tribunaux pour maintenir l’une des mesures les plus sévères de la pandémie: le couvre-feu.

Cette différence de critères au sein des cours supérieures de justice a mis fin aux aspirations de divers gouvernements autonomes. Le Pays basque avait en tête de maintenir à la fois le couvre-feu et les fermetures de périmètre, mais l’exécutif d’Urkullu s’est finalement résigné à décréter la fermeture de l’hôtellerie à 22h00. face à la voiture TSPC, ou l’Andalousie, dont l’intention était de fermer quatre communes, mais n’a réussi que dans trois.

Quelles restrictions y a-t-il dans chaque communauté?

Face à cette situation, ceux qui envisagent de déménager dans une autre communauté ce week-end doivent tenir compte de la variabilité de la réglementation dans chaque territoire. Par exemple, si vous décidez de vous rendre à Madrid, Castilla y León ou Cantabrie, vous aurez la tranquillité d’esprit qu’il n’y a pas de couvre-feu ni de nombre maximum de réunions.

Cependant, en dépit du fait qu’il n’y a pas de communauté avec des restrictions de périmètre – Baleares a la possibilité de l’augmenter, alors que les îles Canaries ont déjà fait appel à la Cour suprême -, certains ont été encouragés à fermer les communes les plus touchées. C’est le cas de la Galice, de l’Estrémadure, de l’Aragon, des Asturies, de l’Euskadi, de La Rioja et de l’Andalousie (dans cette dernière, à Bornos et Villamartín (Cadix) et Castro del Río (Córdoba), mais pas à Montefrío (Grenade) ou La Campana ( Séville), qui attendent une nouvelle résolution judiciaire.

Il existe également des différences visibles en ce qui concerne les foules. Encore une fois, selon la destination du voyage, les citoyens peuvent rencontrer plus ou moins de personnes. En ce sens, les communautés les plus restrictives sont Murcie, la Galice, la Catalogne et la Navarre, où le maximum est de 6 personnes, tandis que dans la Communauté valencienne, le nombre passe à 10. Dans le reste, malgré le fait que les cadres régionaux demandent la « prudence » et restreindre ces rencontres, la réalité juridique est qu’il n’y a pas de limite de personnes avec qui sortir.

Et l’industrie hôtelière?

Avec la chute de l’état d’alerte, pratiquement toutes les communautés autonomes ont tenté de concentrer leur lutte contre le coronavirus sur le contrôle de l’hôtellerie et des lieux de loisirs. En effet, comme le rappelle la Santé, la réglementation dans ce secteur reste intacte: tout au plus, ces établissements doivent fermer à 01h00.

Une règle qui, dans le cas de l’Andalousie, n’est pas respectée. La région dirigée par Juanma Moreno permet aux restaurants d’ouvrir jusqu’à 00h00, mais les pubs et discothèques ont la possibilité de maintenir leur activité jusqu’à 2h00.

Cependant, le cas andalou est unique aujourd’hui, car celui qui veut prendre un verre en Aragon, Madrid, Estrémadure, La Rioja ou Murcie, par exemple, doit se dépêcher jusqu’à minuit au plus. Et cette ouverture ne diminue qu’au fur et à mesure que la carte des restrictions est revue: dans la Communauté valencienne, l’hôtellerie peut ouvrir jusqu’à 23h30, tandis qu’en Catalogne, aux îles Canaries (îles de niveau 2) et en Galice (les restaurants, oui, à 01: 00 heures), la limite est indiquée à 23h00.

La situation en Cantabrie, aux Baléares, en Navarre et au Pays basque est encore plus restrictive, puisque les deux premiers ont été fermés à 22h30, et les deux autres à 22h Pour leur part, il n’y a que deux régions qui font le plus de l’accord Santé: dans les Asturies et en Castille-La Manche, l’hôtellerie reste ouverte jusqu’à 01h00.

Le fait est que bon nombre de ces règles peuvent changer en quelques jours. S’il est vrai que certaines régions ont déjà annoncé qu’elles renonceraient à leur combat pour maintenir les restrictions (ce sont les cas des îles Canaries, du Pays basque et de la Navarre), d’autres promettent de mener la bataille juridique jusqu’au bout, tel comme Andalousie.

Tout cela, sans oublier que le gouvernement a approuvé un décret afin que la Cour suprême ait le dernier mot en cas de confirmation du désordre judiciaire. Cependant, c’est une option qui, jusqu’à présent, n’a été utilisée que par le gouvernement des îles Canaries (pour maintenir la fermeture du périmètre) et dont l’efficacité a été mise en doute par les magistrats eux-mêmes. Dans tous les cas, l’issue sera au-delà de ce qui peut arriver ce week-end. Raison pour laquelle les autorités tiennent leur message: l’état d’alerte a pris fin, mais pas la pandémie. Maintenant, c’est aux citoyens de décider où la limite est fixée.

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