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Plusieurs partis refusent d’assister à l’acte 23F présidé par le roi au Congrès et organisent un acte alternatif

Publication: lundi 22 février 2021 20:21

Le Congrès des députés commémorera ce mardi le 40e anniversaire du 23F avec l’absence de plusieurs groupes parlementaires, dont les partenaires d’investiture de l’exécutif de la coalition, qui n’assisteront pas à l’acte présidé par Felipe VI et, au contraire, ont convoqué le 10h30 suis -avant l’arrivée du monarque- un acte alternatif.

Plus précisément, le PNV, Esquerra Republicana et EH Bildu ne seront pas dans l’acte officiel. Une usine à laquelle Junts per Catalunya, le BNG et le CUP ont adhéré, de manière symbolique, puisqu’ils n’étaient pas censés assister, car ils ne détenaient pas le porte-parole de leurs groupes parlementaires respectifs.

Des sources ERC citées par l’agence Efe ont affirmé pour expliquer leur absence que l’acte prévu ce mardi est “un acte de blanchiment à la fois du roi et du régime 78”.

Cependant, le roi présidera un acte dans la salle des pas perdus de la Chambre basse pour commémorer la tentative de coup d’État menée par Antonio Tejero le 23 février 1981, en présence du président Pedro Sánchez, les vice-présidents du gouvernement – y compris Pablo Iglesias- et les porte-parole des groupes qui ont décidé d’y assister.

Outre le monarque, seul le président du Congrès, Meritxell Batet, interviendra, qui sera accompagné du président du Sénat, Pilar Llop; le président de la Cour constitutionnelle, Juan José González Rivas, et celui de la Cour suprême, Carlos Lesmes.

Ils seront également le chef du PP, Pablo Casado, les membres du Bureau du Congrès et les deux «pères» de la Constitution encore en vie, Miquel Roca et Miguel Herrero et Rodríguez de Miñón.

En plus d’Iglesias, l’acte sera assisté par le porte-parole parlementaire de United We Can, Pablo Echenique; bien que la formation violette ait demandé à l’actuel chef de l’Etat de lancer «un message clair de condamnation du franquisme» et de son engagement «sans équivoque» pour la démocratie et que l’acte ne devienne pas «un lifting du roi émérite, ni du néo Coup francoiste de droite ».

Ceci, après que le deuxième vice-président ait récemment défendu que l’Espagne n’est pas une démocratie à part entière, ce qui a généré de nouvelles frictions entre les partenaires de l’exécutif de la coalition.

Juan Carlos I, le grand absent de l’acte

L’autre grand absent sera le monarque émérite, Juan Carlos I, qui est resté aux Emirats Arabes Unis depuis août dernier, à la suite des polémiques successives sur ses comptes à l’étranger.

Précisément, après l’acte de 23F, la session plénière du Congrès débattra d’une proposition non légale d’Esquerra pour supprimer l’inviolabilité du chef de l’Etat et retirer les excuses à l’émérite et aux autres membres de la famille royale qui bénéficient de cette sauvegarde.

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