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Masque en vacciné, l’Espagne permettra-t-elle de s’en passer en extérieur?

Publication: mercredi 28 avril 2021 11:47

L’utilisation des masques d’extérieur va-t-elle changer? Après l’annonce récente par les États-Unis d’autoriser les personnes vaccinées à ne pas porter de masque à l’extérieur, le débat atteint également notre pays. Le président de la Communauté de Madrid a demandé la réouverture du débat sur l’utilisation du masque dans les espaces ouverts. Dans une interview accordée à Onda Cero, Díaz Ayuso a défendu que «lorsqu’une personne est vaccinée, elle peut se passer de masque». Une décision qui laisse néanmoins entre les mains du ministère, même s’il estime que le débat sur le masque dans les espaces ouverts doit être sur la table.

Il y a quelques semaines, le directeur du CCAES Fernando Simón expliquait que le caractère obligatoire du masque à l’extérieur «est discuté au sein du Conseil interterritorial pour faire les propositions qui doivent être faites et pour pouvoir apporter les modifications qui, je pense, font sens commun « .

Précisément cet après-midi Santé et communautés se réunissent au sein du Conseil interterritorial de la santé, l’avant-dernier avant que l’état d’alarme ne décline le 9 mai, avec le processus de vaccination en plein essor mais toujours avec des questions sur les secondes doses et l’arrivée des sérums compromis. Douze jours après la fin de l’état d’alerte, certaines communautés proposeront la modification de certaines lois afin de disposer d’instruments juridiques leur permettant de décréter des fermetures de périmètres et des couvre-feux. Il n’est pas non plus exclu que le débat sur le masque soit sur la table. Mesures d’intérêt particulier pour les communautés qui ont un littoral et qui ont défendu qu’il n’est pas obligatoire de porter un masque sur les plages s’il y a une distance de sécurité.

Certaines déclarations, celles d’Ayuso, qui interviennent après que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ait évoqué la possibilité de réduire l’utilisation du masque chez les personnes déjà vaccinées ou à moindre risque.

Après ces recommandations, le ministre de la Santé de la Communauté de Madrid, Enrique Ruiz Escudero, a également demandé au gouvernement de Sánchez d’être revu car « il est immunisé pour réduire l’utilisation du masque ».

Aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention ont mis à jour leurs recommandations sur l’utilisation des masques. Ainsi, les personnes totalement vaccinées contre le COVID-19 pourront se passer de son utilisation à l’extérieur dans certaines situations: si elles marchent, courent ou font du vélo seules ou accompagnées de personnes issues de leur noyau familial.

De même, ils peuvent également le retirer lorsqu’ils dînent dans des restaurants en plein air accompagnés d’amis de divers noyaux familiaux. Dans le cas de petites réunions sociales tenues à l’intérieur, l’utilisation du masque avec les amis et la famille peut également être omise avec l’horaire complet ou, à défaut, s’il existe un mélange entre vaccinés et non vaccinés.

Mais tous les experts ne sont pas en faveur de commencer à se débarrasser de cette mesure de protection contre le COVID-19. José Antonio López, directeur de la neurovirologie à l’UAM, a souligné dans Más Vale Tarde il y a quelques jours qu’il espère que ces recommandations ne seront pas suivies. « Avec les taux de vaccination que nous avons en Espagne ou en Europe, mon conseil serait d’être prudent et d’attendre. Nous n’allons pas accélérer les procédures que nous avons déjà vues là où la mauvaise désescalade nous a conduit après la première vague », il a souligné.

Par ailleurs, le virologue a rappelé que les vaccins « ne sont pas stérilisants », donc ils « n’empêchent pas la transmission du virus ». Bien entendu, il souligne qu’il existe des données qui montrent que le virus se transmet moins parmi les groupes déjà vaccinés, «parce que les personnes présentant plus de symptômes transmettent le virus plus longtemps».

De son côté, la ministre Darias a demandé au PP de faire une « saine politique », se référant à la critique continue des mesures de l’exécutif. Il défend également que les décisions qui concernent le système national de santé continuent d’être prises au sein du Conseil interterritorial à partir du point de la co-gouvernance.

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