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L’Espagne renvoie 4800 personnes de Ceuta au Maroc et maintient le déploiement à El Tarajal

Madrid

Mis à jour: mercredi 19 mai 2021 10 h 15

Publié le: 19.05.2021 10:14

L’arrivée de migrants qui se jettent à l’eau pour rejoindre la plage de Tarajal ne s’est pas arrêtée aujourd’hui, même si l’afflux est beaucoup moins important. Certains voyagent avec de petits bateaux, bien qu’ils soient ramenés à pied par l’armée et la garde civile lorsqu’ils atteignent le sol espagnol.

L’agglomération de personnes du côté marocain de la frontière est moindre ce mercredi en raison de la présence de policiers du pays voisin, ce qui a poussé de grands groupes de personnes à s’éloigner de la clôture.

Du côté espagnol, des agents tentent de disperser ces groupes avec des bidons de fumée, en réponse aux jets de pierres par les migrants.

Comme l’a rapporté le Premier ministre au Congrès, l’Espagne a déjà renvoyé au Maroc «environ 4 800 personnes» et poursuit le déploiement de l’armée aux frontières ainsi qu’un renforcement des forces et organes de sécurité de l’Etat.

Pedro Sánchez a expliqué que l’Espagne a « le soutien sans équivoque de toutes les autorités européennes » puisque « la frontière de Ceuta n’est pas seulement une frontière entre l’Espagne et le Maroc, mais aussi une frontière européenne ».

Après presque deux jours d’arrivée massive de migrants ayant franchi la frontière entre l’Espagne et le Maroc -8000 personnes en moins de 48 heures-, des agents marocains ont commencé ce mardi après-midi à couper le passage des migrants qui tentaient d’accéder à Ceuta par le brise-lames du la plage de Tarajal.

Une crise provoquée par le Maroc en réponse à la prise en charge médicale du général du Front Polisario par l’Espagne. En fait, le ministre des Droits de l’Homme de ce pays, Mustafa Ramid, a assuré que l’Espagne « savait que le prix à payer pour sous-estimer le Maroc est très élevé » et a accusé de ne pas respecter le « bon voisinage ».

Sur cette question, la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a assuré dans une interview à RNE que l’objectif du gouvernement espagnol est de « réorienter la situation » car l’assistance au général du Front Polisario « était un geste humanitaire en faveur d’un personne gravement malade. « 

« Nous n’avons jamais donné à cette réponse un caractère d’agression et nous n’allons pas dégénérer, mais nous allons être fermes dans la défense de nos frontières, de la sécurité et de l’ordre », a-t-il averti.

Laya assure que des explications ont été données sur l’accueil du polisario « à plusieurs reprises » à Rabat et qu’il ne s’est jamais fait « chercher une attaque contre qui que ce soit ». « L’Espagne a toujours été extrêmement prudente dans sa position sur le Sahara, et elle continuera de l’être. L’Espagne est toujours restée ancrée dans la nécessité d’une solution politique », a-t-il déclaré.

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