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Le Maroc admet que la crise avec l’Espagne est due au Sahara et le compare à la Catalogne

Publié: lundi 31 mai 2021 15:55

Le Maroc dissocie ce qu’il appelle une « crise grave » avec l’Espagne du sort du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, qui comparaît ce mardi devant le Tribunal national. Il prévient que ce qu’il attend de Madrid, c’est « une clarification sans ambiguïté de ses élections, de ses décisions et de ses positions » sur la question du Sahara.

Le ministère marocain des Affaires étrangères a publié ce lundi un communiqué, lu devant les agences internationales, quelques heures avant la comparution devant le juge Santiago Pedraz du secrétaire général du Front Polisario Brahim Ghali, en convalescence dans un hôpital de Logroño d’un cas grave de COVID -19, une hospitalisation que la cheffe de la diplomatie espagnole, Arancha González Laya, a justifiée « pour des raisons humanitaires ».

« La crise ne se réduit pas à un seul homme : elle ne commence pas avec son arrivée, elle ne se terminera pas avec son départ. C’est avant tout une question de confiance et de respect mutuel rompu entre le Maroc et l’Espagne (…) Légitime les attentes du Maroc vont plus loin : elles commencent par une clarification, sans ambiguïté, de la part de l’Espagne, de ses élections, de ses décisions et de ses positions », précise le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

C’est la première fois que le Maroc « parque » clairement le destin immédiat de Brahim Ghali pour transférer la crise sur le terrain purement politique, considérant qu’en Espagne « il y a collusion avec les adversaires du Royaume (le Front Polisario) », et le L’affaire Ghali « a révélé les attitudes hostiles et les stratégies néfastes de l’Espagne vis-à-vis de la question du Sahara marocain ».

Le communiqué rappelle que la question du Sahara « est sacrée pour tout le peuple marocain ». C’est la cinquième fois en deux semaines que le ministère des Affaires étrangères convoque la presse avec un seul point à l’ordre du jour : la crise avec l’Espagne, qu’il qualifie déjà de « grave », et ce malgré le fait qu’en Espagne la diplomatie a opté pour un profil bas.

En ce sens, González Laya a déclaré le 26 : « Je vais garder la discrétion sur mes relations avec tous les interlocuteurs marocains ; la diplomatie doit être discrète si nous voulons qu’elle soit efficace.

Ghali répondra à deux plaintes : l’une déposée par le citoyen hispano-sahraoui Fadel Breica pour « détention illégale, torture et contre l’humanité », et l’autre déposée par une association canarienne pour « génocide, meurtre, terrorisme, torture et disparitions » subies « . par des prisonniers de guerre « et par des citoyens sahraouis », notamment d’origine espagnole, aux mains du Front Polisario. »

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