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Le Maroc accuse l’Espagne d’utiliser la question de l’immigration comme « alibi » et menace de répondre

Publié: mardi 01 juin 2021 20:50

Le Maroc revient à la charge contre la réponse du gouvernement espagnol à la crise. Dans un nouveau communiqué, Rabat « regrette que la question migratoire, y compris la question des mineurs non accompagnés, soit utilisée comme alibi pour éviter les véritables causes de la crise politique avec l’Espagne ».

Avec cela, ils se réfèrent aux dernières déclarations de l’exécutif, et c’est ce que Pedro Sánchez et María Jesús Montero ont qualifié d' »inadmissible » que le « gouvernement du Maroc défie les frontières en raison de divergences dans la politique étrangère ».

Compte tenu de cela, le ministère marocain des Affaires étrangères prévient que « les autorités marocaines se réservent le droit de donner, en temps voulu, des réponses adéquates aux accusations infondées du gouvernement espagnol », conclut le communiqué.

La crise continue à Ceuta

Pendant ce temps, à Ceuta, les conséquences de l’entrée massive en mai se poursuivent. Des dizaines de Marocains qui souhaitent rester en Espagne demandent désormais l’asile humanitaire, un processus qui peut prendre des années. Il y a aussi ceux qui veulent revenir, mais ce retour ralentit, encore.

Quant aux mineurs non accompagnés qui se trouvent en Espagne et dans d’autres pays européens, le roi du Maroc a ordonné à ses ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères de régler leur situation. Mohamed VI « avait souligné à de nombreuses reprises, y compris devant des chefs d’Etat étrangers, l’engagement clair et ferme du Royaume du Maroc à accepter le retour des mineurs non accompagnés dûment identifiés », a indiqué Rabat.

Le gouvernement marocain souligne qu’il existe des « mécanismes de coopération » avec des pays comme l’Espagne ou la France, qui ont permis « le retour de plusieurs dizaines de mineurs » et s’exempte de toute culpabilité dans la lenteur observée dans le processus, qui lie essentiellement « les blocages dans des procédures complexes dans certains pays européens ».

Déclaration de Brahim Ghali à la Haute Cour nationale

Cette crise reste ancrée le jour même où le leader du Front Polisario, Brahim Ghali, considéré comme l’un des grands ennemis du Maroc, s’est déclaré devant le juge Pedraz de la Haute Cour nationale.

Brahim Ghali est accusé de génocide, torture, enlèvement, meurtre et viol, entre autres crimes. Dans sa déclaration devant la Cour nationale, le leader du Front Polisario a démenti toutes ces accusations.

Le juge de la Haute Cour nationale a écarté l’application de mesures conservatoires à son encontre car il considère qu' »aucun risque de fuite ne peut être apprécié » et il n’apprécie pas non plus les preuves d’un crime.

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