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Ione Belarra propose d’exempter les membres de Podemos accusés de « persécutions judiciaires » de démissionner

La candidature à la tête de Podemos qui est défendue par le ministre des Droits sociaux, Ione Belarra, propose pour le futur code éthique de la formation la possibilité de dispenser les membres du parti de l’engagement de démissionner de leurs fonctions publiques ou internes en cas de condamnation ou de poursuites, si elles interviennent dans le cadre d’un « contexte de harcèlement judiciaire à visée politique ».

L’option d’évaluer ce qui est communément appelé « lawfare » (terme anglais qui fait référence à la « guerre légale » à des fins politiques) est également envisagée en relation avec le postulat de la dispense d’une évaluation judiciaire.

C’est ce qu’affirme la candidature de Belarra, sous le slogan « Grow », dans son « document éthique », qui décrit les préceptes auxquels les membres du parti doivent se conformer, présenté à la quatrième Assemblée citoyenne de Podemos et qui sera soumis au débat avant les fondements de la formation.

Comme le code approuvé dans Vistalegre III, la candidature du ministre transfère l’engagement de démission « à la fonction publique, à la fonction interne ou à toute candidature à ces fonctions, en cas de poursuite ou de condamnation pour les délits ou délits commis. ils détermineront dans le règlement qui, à cet effet, publiera la Commission des droits et garanties ».

Dans tous les cas, la proposition éthique précise que ce règlement inclura « toujours les délits de corruption, les délits économiques, le harcèlement sexuel, les violences sexistes, la pédophilie et la maltraitance des enfants, ainsi que les délits contre les droits des travailleurs, des aménageurs écologiques et urbains ».

Cette obligation, telle que détaillée dans le document soumis au militantisme pour examen, doit être appliquée « dans le respect de la législation en vigueur alors qu’il tente de la modifier par rapport à la législation correspondante et avec les réserves nécessaires lorsqu’il y a un contexte de harcèlement judiciaire avec intentions politiques (lawfare) et en dehors de la loi ».

Ouvre la possibilité de maintenir la cote

Cette référence à l’exception d’un éventuel cas de « harcèlement judiciaire », qui jusqu’à présent ne figure pas dans le code de déontologie en vigueur, est également inscrite dans l’engagement des membres du parti à renoncer à « tout privilège juridique ou matériel dérivé directement de leur condition et l’acceptation de tout chiffre d’appréciation judiciaire ».

Ce vendredi, la Cour suprême a décidé d’ouvrir un procès oral au député Alberto Rodríguez pour des crimes présumés d’agression contre des agents de l’autorité et des blessures légères à un policier lors d’une manifestation à La Laguna (Tenerife) en 2014.

À cet égard, des sources de la formation violette ont fait allusion au fait que l’affaire était un « montage clair » et qu’il siégerait sur le banc « sans une seule preuve » contre lui.

Une position qui a également été exprimée par le porte-parole de United We Can au Congrès, Pablo Echenique, pour qui cette procédure reposait sur une « fausse accusation ».

Dans la formation violette, ils ont également critiqué la condamnation de la Cour supérieure de justice de Madrid (TSJM) qui a condamné la co-porte-parole de l’État et députée à l’Assemblée de Madrid, Isa Serra, à 19 mois de prison, déterminant qu’elle avait participé dans les altercations survenues dans le quartier madrilène de Lavapiés lors d’une expulsion qui a eu lieu le 31 janvier 2014.

Précisément la Cour suprême a tenu le 18 mai une audience publique pour traiter du recours déposé par Serra et sur lequel elle doit se prononcer.

Récemment, le co-fondateur de Podemos et politologue, Juan Carlos Monedero, a qualifié son accusation dans l’affaire dite Neurona de « guerre légale » contre Podemos. Et c’est que dans le parti déjà on avançait que cette cause supposait une « enquête prospective ».

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