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« Il n’est pas admissible qu’une frontière soit attaquée en raison de désaccords politiques »

Publié: lundi 31 mai 2021 16:08

Pedro Sánchez a répondu avec force à la déclaration marocaine, qui admet pour la première fois que la crise avec l’Espagne de ces derniers jours est liée au Sahara : « Je rejette cette déclaration. Il est inadmissible qu’un gouvernement dise que les frontières sont attaqué par des divergences dans la politique étrangère « 

« Ce n’est pas acceptable », a insisté le Premier ministre lors de la conférence de presse à l’issue du sommet hispano-polonais qui s’est tenu à Alcalá de Henares, Madrid. Il a accusé le Maroc d' »utiliser la migration » « en raison de désaccords en politique étrangère »: « Il n’est pas admissible d’attaquer une frontière, d’ouvrir les frontières en raison de désaccords en politique étrangère », a-t-il ajouté.

Ce lundi, le Maroc a dissocié ce qu’il appelle une « crise grave » avec l’Espagne du sort du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, qui comparaît ce mardi devant le Tribunal national. Il prévient que ce qu’il attend de Madrid, c’est « une clarification sans ambiguïté de ses élections, de ses décisions et de ses positions » sur la question du Sahara.

Le ministère marocain des Affaires étrangères a publié ce lundi un communiqué, lu devant les agences internationales, quelques heures avant la comparution devant le juge Santiago Pedraz du secrétaire général du Front Polisario Brahim Ghali, en convalescence dans un hôpital de Logroño d’un cas grave de COVID -19, une hospitalisation que la cheffe de la diplomatie espagnole, Arancha González Laya, a justifiée « pour des raisons humanitaires ».

« La crise ne se réduit pas à un seul homme : elle ne commence pas avec son arrivée, elle ne se terminera pas avec son départ. C’est avant tout une question de confiance et de respect mutuel rompu entre le Maroc et l’Espagne (…) Légitime les attentes du Maroc vont plus loin : elles commencent par une clarification, sans ambiguïté, de la part de l’Espagne, de ses élections, de ses décisions et de ses positions », précise le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

C’est la première fois que le Maroc « parque » clairement le destin immédiat de Brahim Ghali pour transférer la crise sur le terrain purement politique, considérant qu’en Espagne « il y a collusion avec les adversaires du Royaume (le Front Polisario) », et le L’affaire Ghali « a révélé les attitudes hostiles et les stratégies néfastes de l’Espagne vis-à-vis de la question du Sahara marocain ».

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