La technologie

du cas britannique à l’espagnol

Mis à jour: jeudi 8 avril 2021 12:53

Publié le: 08.04.2021 12:51

L’Agence européenne des médicaments a laissé aux autorités nationales le soin de décider à qui les vaccins AstraZeneca sont administrés et, en général, ils sont tous allés dans le même sens. L’Espagne a décidé de ne pas vacciner les moins de 60 ans avec AstraZeneca, une décision qui a trouvé ses plus grands détracteurs dans le gouvernement Ayuso.

Cependant, la décision de Santé n’est pas quelque chose de surprenant en Europe. La restriction de l’Espagne à AstraZeneca est rejointe par des pays comme l’Italie et le Portugal. Aussi les Pays-Bas, l’Allemagne et la Finlande bien que ces trois-là l’aient déjà appliqué pour cet âge avant que l’EMA ne soit prononcée ce mercredi.

Deux pays appliquent une gamme plus large et vaccinent les personnes de plus de 55 ans avec la formule d’Oxford. C’est le cas de la France et de la Belgique. De plus, il existe des territoires qui maintiennent la suspension complète du vaccin depuis la mi-mars. Ce sont la Norvège et le Danemark.

En ce qui concerne le Royaume-Uni, ils ont annoncé ce mercredi leur décision. Les moins de 30 ans pourront décider de se faire vacciner avec AstraZeneca, dont l’utilisation est plus répandue et il y a plus de doses, ou plutôt d’attendre un autre vaccin. Par ailleurs, le Premier ministre britannique Boris Johnson a été franc sur ses doutes quant à son efficacité: « Le vaccin est sûr, efficace et a déjà sauvé des milliers de vies. La plupart des gens devraient l’accepter lorsqu’il est proposé », a-t-il souligné ce mercredi.

Données AstraZeneca en Espagne et en Europe

Selon les données de l’EMA, jusqu’au 22 mars, 86 cas de thrombus ont été détectés dans l’UE, avec 18 décès. En revanche, jusqu’au 4 avril, il y a 222 cas confirmés, mais sur un total de 34 millions de personnes vaccinées. Autrement dit, selon cette incidence, il n’y a qu’un seul cas de thrombus pour 100 000 ponctions (bien que depuis l’Europe, ils notent que cela peut varier dans certains pays, en fonction de leur capacité de suivi).

En ce sens, la directrice générale de l’Agence espagnole des médicaments et des produits de santé, María Jesús Lamas, a rapporté lors de la conférence de presse après le Conseil interterritorial de la santé de mercredi que « le rapport bénéfice-risque du vaccin reste positif ». En fait, en Espagne, les cas peuvent être comptés sur les doigts d’une main, également en raison de la faible fréquence du vaccin par rapport à d’autres pays. À certaines occasions, la santé a même exclu de tels cas avec le vaccin, car il ne peut pas démontrer la causalité.

De même, selon Lamas, «l’intérêt du vaccin a été démontré dans la prévention du COVID-19 et la réduction des hospitalisations et des décès», bien qu’il défend la prudence avec laquelle les autorités sanitaires ont agi jusqu’à présent: «Malgré la faible fréquence avec lesquels ils se produisent, il est important de souligner l’importance du diagnostic précoce », a-t-il souligné.

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