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Combien de plans reste-t-il au Congrès après 23F?

Publication: mardi 23 février 2021 15:24

Cela fait maintenant quatre décennies depuis le coup d’État en Espagne, cet épisode au cours duquel un groupe de 200 soldats est entré de force au Congrès des députés pour interrompre l’investiture de Leopoldo Calvo Sotelo et tenter de nommer Alfonso Armada à la présidence. Le chef des putschistes était le général Antonio Tejero, également concepteur du plan et qui, le 23 février 1981, a ébranlé les fondements de la démocratie … mais aussi ceux de la chambre elle-même.

Tejero est entré par effraction dans le bâtiment du Congrès après 18h00 et a surpris les 350 députés présents en criant «Gelez tout le monde! Ensuite, d’autres ordres, déjà historiques, seraient entendus, tels que «Mets-toi à terre! ou “Sentez-vous la baise!” Beaucoup de députés se sont cachés sous leurs sièges en attendant que quelqu’un les sauve de ce cauchemar.

Mais ces cris en eux-mêmes auraient été de peu d’utilité si Tejero n’avait pas porté une arme pour menacer ceux qui n’accomplissaient pas ses mandats: une arme qu’il n’hésitait évidemment pas à utiliser. Le nombre exact de fois où il l’a fait est encore inconnu, comme beaucoup d’autres problèmes entourant ce coup d’État manqué. Le passage du temps, le manque de documents et les réformes qui ont été entreprises dans l’hémicycle au cours de ces années font qu’il est impossible de savoir combien de balles ont été tirées ce jour-là, même si l’on pense qu’il pourrait y en avoir autour de 40, indique l’agence EFE. .

35 impacts, selon le dernier rapport de 2013

Ce qui est certain, c’est que 35 traces de coups de feu sont actuellement conservées, après le dernier décompte officiel qui a été effectué en 2013. En septembre de cette année-là, on a découvert que cinq impacts avaient disparu après les travaux effectués en été dans la chambre basse et que a provoqué une fuite qui a inondé la salle de presse. Le personnel observait le plafond d’où l’eau tombait lorsqu’il s’est rendu compte que là où il y avait auparavant des restes de l’explosion d’une mitraillette, il y avait maintenant une grille de ventilation.

“Ce bâton appartient à Pepe Gotera et Otilio”, a commenté un député avec colère, rappelant que l’ordre avait été de ne pas effacer les impacts de balles lors des travaux de réhabilitation.

L’architecte conservatrice s’est justifiée en expliquant que la disposition du plafond ne permettait pas de placer la grille de ventilation d’une autre manière. En outre, il a averti que le secret entourant la documentation du 23F ne permettait pas aux ouvriers de la construction de remarquer facilement les panneaux sur le toit. L’entreprise de construction Dragados, en charge des travaux de toiture, s’est distancée de la surveillance, qui était prétendument la responsabilité des agents d’entretien de la Chambre.

Dans tous les cas, le Bureau du Congrès, dirigé par le président de la Chambre de l’époque, Jesús Posada, a décidé de commander un rapport technique qui refléterait le nombre exact de plans encore conservés.

Le document, présenté en octobre 2013, constatait que huit nouvelles blessures par balle avaient été enregistrées, alors que dix marques avaient également disparu sur les murs et les plafonds du bâtiment depuis le dernier décompte, selon des sources parlementaires consultées par l’EFE.

Les marques inconnues jusqu’alors se trouvaient sur les panneaux de plafond (deux), dans la zone de la voûte (trois) et sur la corniche du projecteur (trois). Concernant les plans manquants, le rapport pointe les travaux successifs qui avaient été réalisés dans la salle plénière et qui auraient pu affecter les signaux, dont le plus important date de 1988.

Lorsque les données sont devenues connues, Posada a essayé de minimiser le nombre de balles et a souligné que l’essentiel est que «ce qui s’est passé dans le temple de la démocratie» reste dans la mémoire de tous.

Le nombre de prises de vue a évolué au fil du temps

Le premier rapport sur les marques des pistolets a été présenté par l’architecte conservateur de la Chambre basse en décembre 1981, dix mois après le coup d’État. À ce moment-là, 37 coups ont été comptés, deux de plus que ce que l’on peut voir actuellement.

L’autre document antérieur à 2013 a été publié après les œuvres de 1999: il y avait déjà 33 plans, quatre de moins que ceux enregistrés 18 ans plus tôt, selon EFE. L’une des marques qui a disparu était celle du vitrail, qui a été restauré pour des raisons de sécurité, et deux autres pouvaient être placées sur la plate-forme diplomatique.

En 2008, en outre, les évents du Congrès ont été remplacés, à l’exception de celui qui a eu un impact de balle. Celle-ci a été préservée et est maintenant exposée au public dans l’un des couloirs de la Chambre, encadrée de méthacrylate et portant une légende commémorative.

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